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Les toitures des cultures anciennes, Nord 59, Liessies

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Développement des toits en dôme

Les Perses ont été influencés par les premières cultures mésopotamiennes dont ils appréciaient les toits en dôme. À partir du 2e siècle av. J.-C., les Perses construisaient des toits en voûte avec des briques en terre cuite et du mortier de gypse ou de chaux. Pour réussir à façonner la forme circulaire de ce type de toit, les Perses ont inventé une méthode de construction basée sur l’utilisation de trompes de coupoles. Le palais d’Ardashir, construit en 224 av. J.-C. par le roi sassanide du même nom, est l’un des plus anciens exemples de l’utilisation de cette méthode. Ses deux dômes distincts sont en effet supportés par des trompes. Une trompe de coupole forme une voûte tronquée qui surplombe l’angle formé par deux murs et supporte structurellement la base circulaire du toit en dôme. Quoique les trompes ne soient pas nécessaires pour soutenir de petites coupoles, elles sont essentielles pour la stabilité des plus grands édifices dotés d’un toit en dôme. Pour créer une trompe, on construisait d’abord une arche au-dessus de chaque coin de l’édifice, le sommet de chacune des arches surplombant l’intérieur du carré à une distance d’à peu près un mètre du coin, pour s’aligner avec la base du dôme. Pour bien se représenter une trompe de coupole, on peut s’imaginer un cône coupé en deux à la verticale. La pointe d’une des moitiés ainsi crées est posée sur un coin du carré de l’édifice et la courbure de son arc orientée vers le haut vient soutenir la base du dôme.