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Le toit et la toundra, Aveyron 12, Sainte-Geneviève-sur-Argence

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La toundra alpine

Ces conditions extrêmes (2-3 mois d’été seulement, moyennes de froid l’hiver entre -5° et -30°C -selon les toundras-, périodes sans gel inférieures à 120 jours) sont si particulières que les scientifiques ont cherché à les comparer à d’autres écosystèmes proches. Ils se sont ainsi rendu compte qu’en haute montagne, l’étage précédant les neiges éternelles est très ressemblant : pas d’arbre mais une végétation qu’ils ont nommée “toundra alpine” (dont la limite supérieure se situe à 2500 à 3200 m d’altitude dans les Alpes et 1500 m dans le Jura). Comme dans les toundras des régions nordiques, les sols sont ici peu évolués, très fragiles, avec peu d’humus, accrochés souvent directement à la roche mère, et subissant une forte érosion hydrique, thermique et éolienne. Naturellement, on rencontre ici surtout des plantes vivaces en coussins qui résistent bien aux conditions rigoureuses et sont typiques des rocailles : rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum), renoncule des glaciers (Ranunculus glacialis) et dryade à huit pétales (Dryas octopetala). Autre stratégie de survie surprenante dans la toundra alpine : le partage de l’azote. En altitude celle-ci est plus rare dans les sols. Certaines espèces, très solidaires, vont se fournir en azote sous forme gazeuse et libérer ensuite des nutriments pour leurs voisines. C’est le cas l’astragalus alpinus qui, comme les autres espèces de la famille des Fabaceae. Un service rendu formidable, lorsque l’on connaît la faible concentration d’azote dans les terres de la toundra ! Cette petite plante aux fleurs violettes enrichit les sols dans lesquels elle se trouve sans priver ses voisines de l’azote minéral. Toiture-jacquin est à votre disposition pour tous travaux de couverture à Sainte-Geneviève-sur-Argence.